Douce mémoire en plaisir consommée,
O siècle heureux que cause tel savoir,
La fermeté de nous deux tant aymée,
Qui à nos maux a su si bien pourvoir
Or maintenant a perdu son pouvoir,
Rompant le but de ma seule espérance
Servant dexemple à tous piteux àvoir
Fini le bien, le mal soudain commence.
Réponse :
Fini le bien, le mal soudain commence.
Témoins en sont nos malheurs qu'on peut voir
Car tout le bien, trouvé par l'espérance
Le mal nous l'a remis en son pouvoir
Or tant d'ennui qui a voulu pouvoir
De varier la fermeté aimée
Il aurait bien qui saurait son savoir
Douce mémoire en plaisir consommée.
Variante de la réponse :
Fini le bien, le mal soudain commence.
O cueur heureux, qui mect à nonchaloir
La cruauté, malice et inconstance
Quon voit souvent au féminin vouloir
La méprisant ne se pourra douloir :
Car la vertu croistra sa renommée,
Luy despartant pour si loyal devoir
Doulce mémoire en plaisir consommée.
François 1er