Fédération des acteurs de la musique liturgique du diocèse d'Alsace

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La restauration des orgues dans les églises catholiques d'Alsace

La Commission des orgues : au service des paroisses et des communes pour la construction, la restauration et l'entretien des orgues en Alsace.

Les instruments

L'Alsace, " Terre des orgues " compte pas moins de 1350 orgues. Ces instruments se répartissent de la manière suivante : 740 dans les églises du Bas-Rhin et 440 dans les églises du Haut-Rhin. Pour le compte du diocèse, on recense 498 instruments dans les églises catholiques du Bas-Rhin, et 384 dans les églises catholiques du Haut-Rhin soit un total de 882 orgues. Environ 100 instruments sont protégés au titre des monuments historiques.

Un nouvel élan

La notion même de conservation/restauration n'a pas vraiment existé en matière d'orgue avant le 20e siècle. En Alsace, les premières restaurations se situent vers 1955. L'arrivée en 1956 de Michel Chapuis va amplifier ce mouvement et favoriser la redécouverte de l'orgue à traction mécanique. C'est à la même période qu'est créée la Commission diocésaine des orgues. Elle aura pour objectif de réunir, autour d'un patrimoine encore marqué soit par les modes dévastatrices ou les guerres successives, des experts, soucieux de préserver les instruments des églises du diocèse.

Différentes situations

On peut définir les différentes interventions de travaux à envisager sur un orgue de la manière suivante :

Les intervenants

Le maître de l'ouvrage (commune, paroisse) est la personne pour le compte de laquelle l'ouvrage est réalisé.

Le maître d'œuvre est l'expert chargé de concevoir le programme de restauration, de diriger et de contrôler l'exécution des marchés de travaux et leur réception.
Au stade de la définition des travaux, l'expert aide le maître d'ouvrage à exprimer ses souhaits en matière de qualité, de coût et de délai.
Au stade de la réalisation des travaux, il doit :

La partie essentielle du travail de maîtrise d'œuvre consiste en la rédaction du cahier des charges appelé aussi C.C.T.P., cahier des clauses techniques particulières. Le cahier des charges détaille les contraintes du programme (capacité musicale, technique, volumétrique de l'instrument...), fixe les prescriptions d'exécution des travaux et les performances à atteindre ainsi que les moyens de contrôle que se donnent le maître d'œuvre et le maître d'ouvrage.

Le cahier des charges doit donc permettre de cerner les diverses données, les contraintes architecturales, les exigences et les solutions envisageables ainsi que les conditions de faisabilité sous tous les aspects. La mission de maître d'œuvre, qualifiée aussi d'assistant au maître d'ouvrage, assure pour ces derniers une prise en charge technique et administrative du dossier de restauration. Elle évite de reproduire les erreurs du passé et garantit la réalisation des travaux par des entreprises identifiées et référencées dans la profession des maîtres facteurs d'orgues. Ces travaux concernent uniquement les instruments non protégés (la plus grande partie) des églises catholiques du diocèse.

Le facteur d'orgue

Il est celui qui réalise les travaux. Le maître d'ouvrage le choisira en respectant les règles définies par le Code des Marchés Publics.

Financement

Généralement, la commune et la paroisse se partagent le financement. Dans la majorité des cas, la commune devient maître d'ouvrage (le payeur). La commune a possibilité de récupérer la T.V.A. Une subvention du Conseil Général permet de compléter ce financement. D'autres partenaires financiers rallient le projet qui entre alors dans une phase plus concrète.

Le rôle de l'expert diocésain

L'expert est avant tout un professionnel de l'orgue au service de l'Église diocésaine. Son rôle de conseil évite aujourd'hui les erreurs du passé. Le propre des vagues est de passer. Et pour résister aux assauts des modes d'un jour, la connaissance et l'expérience de technicien seront les premiers garants d'une entreprise respectueuse du passé, mais aussi tournée vers l'avenir. La place de l'orgue dans la liturgie est l'objectif à garder en ligne de mire lorsque l'on entreprend la restauration d'un orgue.
Le premier danger pour l'instrument n'est pas la poussière, l'humidité ou le Temps. C'est d'abord et toujours le risque de voir des mains inexpertes s'aventurer dans ses entrailles. Ou encore de se laisser séduire pas un devis au prix anormalement bas et une disponibilité à commencer les travaux ... sous huitaine.
Le travail de l'expert relève du conseil vers ceux qui ont à prendre des décisions toujours lourdes en ce qui concerne l'aspect financier.
Les dossiers, complexes sur le plan administratif, nécessitent une approche sérieuse et professionnelle.

Dans le diocèse, trois experts d'orgues mettent leurs compétences au service des paroisses et des communes.

En conclusion…

L'orgue est une machine. La visite d'un facteur d'orgue, une fois par an est indispensable. C'est à ce prix (modeste) que l'on pourra transmettre aux générations futures un patrimoine exceptionnel dans sa diversité architecturale et musicale.

 

 

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