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L'Alsace, 21-07-2006
Le Centre d'Art
Polyphonique d'Alsace déménage à Colmar
Denis Haberkorn, le
directeur du Capa, devenu Mission voix Alsace,
devant le nouveau siège colmarien de la structure.
Photo Hervé Kielwasser
Repères
Le fonctionnement
de l'activité chant choral en Alsace nécessite
quelques explications. En haut de la pyramide du
chant choral en Alsace se trouve l'Arefac,
Association régionale de formation des animateurs
de chant choral. Cette structure gère le Kleebach,
sur les hauteurs de Munster. Elle chapeaute également
le Capa, Centre d'art polyphonique d'Alsace, dont
la mission est d'organiser des stages et
formations dans le domaine du chant choral, ou
encore d'accompagner les personnes ou associations
qui ont des projets dans ce secteur.
Le
redressement du bateau du chant choral alsacien
(voir ci-contre) passait, entre autres choses, par
la séparation géographique du Capa, Centre d'art
polyphonique d'Alsace, et du Kleebach. L'idée était
à la fois d'affirmer que ce n'est pas au centre de
remplir, c'est-à-dire de faire vivre financièrement
la maison de Munster, et de trouver des locaux plus
proches des usagers, plus accessibles. Ce lieu stratégique
devait tout logiquement se situer dans le
Centre-Alsace, à Colmar ou Sélestat. Finalement,
ce sera Colmar et plus précisément le « Quai 140
», un bâtiment situé 140 rue du Logelbach. 180 m²
loués et aménagés en fonction des besoins : on y
trouve quatre bureaux pour le personnel
administratif, mais également une grande salle de
documentation avec un piano, où seront archivées
les partitions, et une pièce de détente Stages
délocalisés
Le déménagement
sera effectif le 1er septembre et s'accompagnera
d'un changement de nom puisque le Capa deviendra la
Mission voix Alsace: « Il fallait mettre notre nom
en cohérence avec nos missions », explique encore
le directeur Denis Haberkorn. Le mot centre évoquait
un lieu, or il fallait marquer la séparation avec
le Kleebach ; l'expression art polyphonique avait
une connotation de musiques savantes, or le Capa
s'est ouvert depuis quelque temps à tous les
registres du chant choral. La structure s'appellera
dorénavant Mission voix Alsace en référence au
dispositif mis en place par l'État pour développer
les pratiques chorales. Avec ce nom, l'antenne
alsacienne espère être mieux identifiée. Pas de
changement dans ses missions. En revanche, les
stages et formations proposées pourront avoir lieu
ailleurs qu'au Kleebach, toujours pour se rapprocher
des usagers ; et ce, même si la maison munstérienne
demeurera son site privilégié.
Un
Kleebach tout neuf
La maison du
Kleebach va être remise à neuf pour se tourner
vers le tourisme. En août 2002, le conseiller
régional Jean-Louis Hoffet annonçait la
fermeture imminente du Kleebach, la maison du
chant choral de Munster. Publiée dans nos
colonnes, cette information avait fait l'effet
d'une petite bombe, notamment au sein de l'équipe
du Kleebach. Elle avait aussi déclenché une
sorte de lutte de résistance, avec changement
d'équipe et mobilisation de tous. En trois ans,
les comptes de l'association gestionnaire, l'Arefac
(voir notre « Repères »), ont pu être épurés
avec même un petit bénéfice. Tout cela, semble
t-il grâce à la pugnacité et au dynamisme de la
nouvelle présidente, Anne-Marie Jean. Il a fallu
« visser les boulons », pour reprendre
l'expression du directeur, Denis Haberkorn. Plus
de dépenses d'équipement, rationalisation du
fonctionnement… Parallèlement, a été
entrepris un gros effort d'ouverture, notamment à
toutes les formes de chants. Aujourd'hui, le
Kleebach semble tiré d'affaire. Les fonds
nécessaires pour rénover l'ensemble de la
bâtisse, 1,4 million d'euros, ont été réunis
avec un emprunt (à peu près 10 %), la vente de
l'ancienne maison du directeur et des aides
publiques (environ 60 %). Rappelons, pour la
petite histoire, qu'un cabinet d'audit avait
évalué à 2,3 M€ le montant minimum des
travaux en 2002. Le permis de construire a été
déposé ce mois-ci pour pouvoir démarrer les
travaux fin novembre prochain ; travaux qui vont
durer jusqu'en juin. Les chambres seront
équipées d'une douche, d'un lavabo et de WC, la
partie restauration va être refaite, le parvis va
être réhaussé pour atteindre le niveau de
l'entrée, sans parler bien sûr, de la mise aux
normes sécurité de la demeure. Le projet est
mené par l'architecte strasbourgeois Mercier d'AMM.
Tourisme
artistique
L'objectif est de
pouvoir offrir aux « clients » des conditions de
confort moderne et ainsi d'envisager une
reconversion partielle. Car
si la maison restera prioritairement réservée au
chant choral, elle va également se tourner vers
le tourisme de groupes. Le directeur Denis Klein
explique : « Ce ne sera pas un hôtel, mais une
structure d'accueil ciblée sur les arts, la
musique et le bien-être. Nous visons surtout un
tourisme de groupes. On mettra en place des
espaces de partage où les vacanciers pourront se
retrouver autour d'activités animées par des
intervenants professionnels. » Le Kleebach pourra
offrir 66 lits. L'objectif est d'arriver à faire
des bénéfices à partir de 2009, commente encore
le responsable : « Nous espérons passer de
quelque 7 000 à 11 000 nuitées par an. »
Annick Woehl
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© Dernières
Nouvelles d'Alsace, 19-07-2006
Munster
/ Au Kleebach
Un été très chant choral

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Les stagiaires ont passé une audition. (Photo
DNA)

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Le Centre d'Art Polyphonique
d'Alsace (CAPA) a proposé deux stages intitulés
« Un été très chant choral » et
« Un été très direction de choeur ».
Ils ont pris fin samedi matin, par une audition de fin
de stage, dans le magnifique cadre du Kleebach à
Munster.
Amis,
voisins, familles des 46 stagiaires ont assisté à ce
moment convivial introduit par Denis Haberkorn.
Animé par un chef de choeur, Jean Philippe
Billmann, titulaire d'une médaille d'or en direction
de choeur au conservatoire de Metz, le stage « Un
été très chant choral » s'adressait aux
choristes et chefs de pupitre désireux d'approfondir
ou d'élargir leur pratique vocale.
Partitions de différentes
époques
et genres musicaux.
Avec
Nicole Schwerer, qui a étudié la pédagogie du chant
avec Richard Miller, et dirige actuellement l'ensemble
Offenbachiades à Colmar, 23 stagiaires ont suivi des
séances de chant choral pour tous, avec encore au
programme, technique vocale individuelle et conseils
d'interprétation dans un répertoire de différentes
époques (de la Renaissance à nos jours), initiation
à la direction de choeur, séances de chant à un par
pupitre... ainsi que des plages de travail communes
avec les participants au stage « Un été très
direction de choeur ».
Celui-ci, conduit par deux formateurs, Adélaïde
Stroesser, titulaire du CA de direction de choeur
depuis 2005 et chargée de cours au CFMI de
l'université de Lille 3, et Jean-Luc Roth, professeur
agrégé de musique au lycée Schweitzer de Mulhouse
et directeur de l'ensemble vocal Euterpe de Mulhouse,
proposait à 23 autres adhérents d'étudier et de
pratiquer la technique de direction de choeur, en
s'appuyant sur des partitions de différentes époques
(de la Renaissance à nos jours), et genres
(classique, jazz, chanson) de musique chorale.
Analyser une partition, en dégager son style,
étudier sa structure, son texte, et aboutir à une
représentation la plus précise possible de ce qu'on
veut entendre, tels étaient les objectifs de la
formation que les stagiaires, tour à tour chefs et
choristes, ont mis en pratique devant leur auditoire,
samedi matin.
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L'Alsace, 18-07-2006
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Kleebach
: Chant choral et direction de choeur
L'amour a été
décliné à tous les temps
lors de la semaine de stage au Kleebach.
Photo André Thiry
Le Centre d'art polyphonique d'Alsace organisait, du lundi 10
au 15 juillet, deux stages, l'un de chant choral, l'autre de
direction de choeur.
« L'amour à tous les
temps » a été le thème romantique sur lequel s'est articulée
cette semaine de stage qui s'est déroulé au Kleebach. Deux
notions différentes de chant choral, mais se situant dans le
même registre, l'un pouvant être le complément ou la suite
logique de l'autre. Activité culturelle par excellence,
ouverte aux jeunes comme aux plus âgés, le chant choral sait
mettre en équilibre corps, âme et émotion, et favorise le
calme intérieur. Une quinzaine de personnes se sont d'abord
succédé au pupitre, dirigeant leur atelier ou l'ensemble des
50 stagiaires. L'objectif était de mettre en application les
conseils de Jean-Luc Roth, chef de choeur et professeur d'éducation
musicale, et d'Adélaïde Stroesser, jeune diplômée en
direction de choeur. En seconde partie, Jean-Philippe Billmann,
étudiant actuellement la direction de choeur à Fribourg, et
déjà titulaire d'une médaille d'or en direction au
conservatoire de Metz, a dirigé les membres de l'atelier «
Un été très chant choral » avec finesse, nuances et
musicalité, accompagnant certaines pièces au piano. Déchiffrer,
mettre en place des oeuvres chorales originales de différents
pays et époques sur le thème de « l'amour », en appliquant
au mieux les conseils vocaux de Nicole Schwerer-Roll, soprano
lyrique et spécialiste du travail de la voix, a été la
finalité de cette semaine. Les stagiaires choristes ou chefs
de choeur sont repartis dans leurs régions avec techniques et
outils soit pour diriger, soit pour progresser dans le chant
choral.
André Thiry
©
L'Alsace, 10-07-2006
Munster
La chanson de la fin
Une trentaine d'enfants de toute la région se sont quittés
dimanche à l'issue de leur stage choral d'une semaine au
Kleebach.
Sous la direction d'Albane Joerger, musicienne et formatrice en
technique vocale, ils ont chanté quelques morceaux appris au
cours de cette semaine, certains accompagnant les autres en
musique. Au cours de ce stage intitulé « Quand les cordes
vocales s'agitent »,
ils ont découvert l'exploration vocale, mais aussi, grâce à
la comédienne et chanteuse Marie Schoenbock, la diction,
l'improvisation et la gestuelle. Le petit spectacle de fin de
stage, donné en plein air et en présence des parents, était
la parfaire illustration de ce travail théâtral. Au cours de
la semaine organisée par le Centre d'art polyphonique d'Alsace
et placée sous la direction de Marie-Hélène Suply, les
enfants ont aussi appris à confectionner des instruments de
musique à cordes et différents carillons avec les deux
animatrices de ce stage,
Léa Debionne et Johanna Brandt. Ce stage a été l'un des
derniers qui se dérouleront dans les prochains temps au
Kleebach qui doit
fermer cet automne pour cause de travaux.
Anne
Vouaux
© Dernières
Nouvelles d'Alsace, 09-07-2006
Kleebach
/ Stage de musique
Avec les apprentis chanteurs
Une
trentaine d'enfants de 7 à 15 ans ont participé toute la semaine
à un stage musical au Kleebach. Au programme, musique, chant,
mais aussi théâtre, le tout sous la houlette du CAPA.
Installés
au soleil sur les bancs de l'amphithéâtre, les musiciens en
herbe ont le sourire. Ils chantent le TGV et Il Paradisio, les
refrains maisons dont ils connaissent les paroles sur le bout des
doigts. Devant la petite troupe, Jean-Baptiste, 8 ans, et Romain,
10 ans, se chargent de battre le rythme sur leur darbouka.
Depuis lundi, les 32 enfants ont investi les hauteurs du Kleebach
pour un stage organisé par le Centre d'art polyphonique
d'Alsace (CAPA). « On a cherché à établir un lien entre
le travail vocal et la fabrication d'instruments qui sortent de
l'ordinaire », explique la directrice du stage, Marie-Hélène
Supply. Résultat : des cithares en forme de boîtes à
chaussures parées d'élastiques, ou des carillons composés des
objets les plus divers (clefs, bouchons, vieux couverts).
« Pour les enfants, la musique est quelque chose de
naturel, précise Albane Joerger qui a encadré les jeunes pour
toute la partie chant. On a défini un petit répertoire de
chansons et on a travaillé autour. » Les enfants ont été
répartis en deux groupes qu'ils ont eux-mêmes nommés : les
scoubidous (7-10 ans) et les artistes (11-15 ans).
Outre le chant et la musique, ils se sont initiés au théâtre
et, pour les plus grands, à l'improvisation. « Les
exercices ont surtout porté sur le regard, le contact et la prise
de parole », témoigne la chanteuse et comédienne Marie
Schoenbock. Toujours dans la bonne humeur.
En fin de matinée, artistes et scoubidous retrouveront
leurs parents. Mais avant de quitter le Kleebach,
ils leur présenteront un petit spectacle. Histoire de leur
montrer l'étendue de leurs progrès.
A.B.
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| © Dernières
Nouvelles D'alsace, 27-06-2006 |
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Strasbourg /
École Sainte-Clotilde
Chantier enchanteur

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Les élèves bilingues des grandes sections de l'école de
la Musau donnent leur spectacle baptisé « Une flûte
en chantier », nouvelle version de l'opéra de
Mozart. (Photo DNA - Jean-René Denliker)

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L'établissement Sainte-Clotilde a accueilli
samedi « Une flûte en chantier », le spectacle de l'école
de la Musau. Une deuxième représentation qui a suscité les
rencontres.
Dans
la cour de récréation de Sainte-Clotilde, la kermesse des écoles
maternelle et primaire bat son plein tandis que la salle de
spectacle de l'établissement applaudit à une nouvelle version
d'un opéra de Mozart.
« Pour
les élèves, l'opéra c'est désormais leur monde »
Les élèves
bilingues des grandes sections de l'école de la Musau donnent, en
effet, leur spectacle baptisé « Une flûte en chantier ».
Sous la direction musicale de Myriam Moreau-Siméon, différents
choristes et solistes adultes servent les airs les plus célèbres,
en contrepoint du jeu des enfants qui incarnent sur scène les
personnages du livret.
L'oiseleur, Tamino, Pamina ont trouvé leur place dans cette mise
en scène signée par Sylvie Thiriet, leur institutrice qui
commente cette aventure déclenchée par l'année Mozart. « Pour
les élèves, l'opéra c'est désormais leur monde »,
dit-elle. Un constat gratifiant pour l'enseignante et Myriam
Moreau-Siméon, artiste lyrique qui ont oeuvré toute l'année bénévolement
- le projet s'est heurté à un refus de subventions - pour
emmener les élèves dans cet univers.
Tant d'investissement méritait bien une 2e représentation
et grâce au hasard des relations, c'est dans les locaux de
Sainte-Clotilde qu'elle eut lieu. « J'ai été très heureux
de pouvoir soutenir ce spectacle qui a permis de faire se croiser
des populations de quartiers différents. C'est un bon exercice »,
a confié Patrice Hauchard, le directeur de Sainte-Clotilde.
J.Bi
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© Dernières Nouvelles d'Alsace, 06-06-2006
| Le cirque à la maternelle

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La parade
des éléphants. (Photo DNA)

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C'est à l'espace culturel «Le Parc» de
Ribeauvillé que les classes de maternelle de Ribeauvillé ont
convié un nombreux public à suivre une représentation de
cirque pas tout à fait comme les autres.
Organisé par les maternelles de
la Streng et du Rotenberg, ce spectacle comprenait tous les ingrédients
propres au cirque. Il y avait là clowns, acrobates, funambules,
mais aussi fauves, chevaux et même cigognes sans oublier ces éléphants
plus que craquants. Un moment de pur bonheur pour les uns et les
autres. Les spectateurs furent unanimes à reconnaître la
qualité de ce spectacle présenté par Gilles Fichou, transformé
en M. Loyal pour l'occasion. Il y avait également deux classes
de primaire et la présence de la chorale de la classe de CE1 de
Mme Lihrmann, accompagnée de toutes sortes d'instruments
fabriqués en classe. Fabrication maison également pour les
merveilleux costumes confectionnés par des aides maternelles
jamais à court d'idées.
Le spectacle a été élaboré tout au long de l'année
par le personnel enseignant avec la collaboration du Centre
d'Art Polyphonique d'Alsace en la personne de Marie Hélène
Suply. Subventionné par l'Inspection Académique, le spectacle,
qui s'inscrit dans le cadre d'un PAC (Projet Artistique et
Culturel) a été procédé par une sortie au cirque Arlette
Gruss, financée par l'association des parents d'élèves AEP.
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L'Alsace, 31-05-2006
De belles voix ont résonné au «clocher vrillé»
Malgré
de nombreux concerts à Colmar et alentour, l'église de
Niedermorschwihr était remplie d'un public chaleureux venu soutenir les
chanteurs adultes, élèves de Nicole Schwerer-Roll, formatrice vocale
au Centre d'art polyphonique d'
Alsace
(Capa), dimanche 21 mai. L'ensemble vocal, constitué de choristes
passionnés se perfectionnant en technique vocale au service
de leur choeur
, mais également d'individus isolés pour qui la voix est un moyen
d'expression et une possibilité d'épanouissement personnel, se
rencontre en séances complémentaires des cours hebdomadaires à caractère
plus techniques, pour travailler des polyphonies.
La première partie du programme a été consacrée à l'Espagne, qui a
inspiré non seulement les compositeurs espagnols mais également
plusieurs compositeurs français du XIXe siècle. Cette
partie comportait des pièces rythmiquement très différentes, interprétées
avec énergie et nuances. Manuel de Falla, compositeur espagnol né à
Cadix en 1876, et décédé en 1946, se lia d'amitié avec plusieurs
musiciens français dont Claude Debussy. Il composa les sept chansons en
1915, après un séjour de sept ans en France. Joël Rusch, professeur
de guitare en école de musique a accompagné ces pièces très vivantes
interprétées avec émotion par
Frédérique Macquet
et Nicole Schwerer-Roll.
C'est sans prétention vocale ou artistique que les choristes et
solistes débutants ont interprété quelques pages du magnifique opéra
Carmen, de Bizet. Les choristes, trop heureux d'entrer un moment dans
l'atmosphère passionnée et sauvage qu'évoque Carmen, Don José ou le
Thoréador ont donné une belle illustration de l'Espagne. En deuxième
partie, consacrée à Wolfgang Amadeus Mozart, Céline et Rénata ont
interprété un court duo de l'opéra Les Noces de Figaro, puis
l'ensemble a interprété avec phrasés et finesse les Six nocturnes à
trois voix mixtes : ces pièces, à l'origine, n'avaient pas de liens
entre elles, elles étaient des « cadeaux » aux amis de Mozart pour
agrémenter diverses soirées musicales privées. Métastasio, auteur de
ces poèmes, évoque la finesse du sentiment amoureux allant comme dans
les chansons de Falla, de l'admiration à la passion en passant par la déception
amoureuse. Le public, ravi, a demandé un « bis ».
Il sera peut-être présent ce vendredi 2 juin, à 20 h 30, à
la MJC Le Trèfle
à Ungersheim !
© Dernières Nouvelles d'Alsace, 24-05-2006
De l'Espagne à Mozart

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Le
Centre d'art polyphonique d'
Alsace
en concert à l'église paroissiale. (Photo DNA)
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Les élèves des cours de chant des
ateliers de proximité du Centre d'Art Polyphonique d'
Alsace
, animés par Nicole Schwerer-Roll, présentaient ce dimanche à l'église
de Niedermorschwihr, un concert
exceptionnel.
L'ensemble proposait un programme de découverte en plusieurs parties,
consacrées à différents thèmes « Couleurs d'Espagne » et
Mozart.
En introduction, le groupe de choristes a interprté des chants
polyphoniques des XVIe et XXe siècles, avec des titres qui évoquent
les danses du folklore espagnol: Boleras et Sardane.
Le programme s'est poursuivi par des chansons populaires d'Espagne, à
travers le répertoire de Manuel de Falla, interprétées par les
sopranos
Frédérique Macquet
et
Nicole Schwerer
accompagnées de Joël Rusch à la guitare.
Des extraits de « Carmen », le célèbre opéra de Bizet
(XIXe) ont terminé cette partie hispanique
L'après-midi musical a pris ensuite la forme d'un hommage à Mozart,
avec « Les Noces de Figaro » (XVIIIe siècle) et enfin
l'interprétation des « Six Nocturnes », par l'ensemble
accompagné du pianiste
Geneviève Philipp
Bouchesèche.
L'acoustique exceptionnelle qu'offre l'église restitue les effets de
voix qui s'élèvent avec aisance quel que soit le répertoire. Une
assemblée nombreuse était venue assister à ce concert.
Les inscriptions pour l'année scolaire 2006-2007 dans les ateliers de
chant sont en cours. Renseignements : 03 89 77 91 81 (CAPA)
© Dernières Nouvelles d'Alsace, 09-04-2006
Kleebach / Concert
des formateurs du CAPA
De Mozart à nos jours
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Géraldine Cassidy et Nicole Schwerer interprètent un duo
de « Cosi fan tutte ». (Photo DNA)

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La salle Pleyel du Kleebach à Munster a servi de cadre à un concert donné
vendredi soir par plusieurs formateurs du CAPA (Centre d'Art
Polyphonique d'Alsace).
Denis Haberkorn,
directeur du CAPA, s'est réjoui de saluer un public nombreux, venu découvrir
la facette « artiste » de ces pédagogues qui interviennent
toute l'année dans des ateliers à Munster, Colmar, Mundolsheim,
Marckolsheim ou encore Hirsingue, pour transmettre leur savoir musical,
la mission du CAPA.
De la musique classique à un répertoire de jazz mais aussi de
chansons, les interprètes ont offert à leur auditoire enthousiaste un
magnifique parcours de Mozart
à nos jours. Géraldine Cassidy, soprano lyrique d'origine irlandaise,
Suzan Mouton-Liger, chanteuse soprano anglaise, Nicole Schwerer
qui a étudié la pédagogie du chant avec Richard Miller et dirige
actuellement l'ensemble Offenbachiades de Colmar, Marie-Noëlle Vidal,
contralto, ancienne élève au Collegium Luzern et du centre national
d'art lyrique de Marseille, Jean-Marie Aubert,
pianiste spécialisé en technique vocale et en direction de groupes de
jazz, David Cowan, chef résident et chef de chant au Théâtre de Bâle,
et enfin, Fabrice Desmets, chanteur et guitariste, chef de choeur et
directeur de l'Ecole Intercommunale de Musique de Mundolsheim, ont donné
par la diversité des propositions, un bel aperçu de leur talent à
l'occasion de cette rencontre. Ils font partie de la cinquantaine de
formateurs que compte le CAPA.
Interprètes et public se sont ensuite retrouvés à l'issue du concert
pour partager le verre de l'amitié.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, 02-04-2006
Munster
/ Assemblée générale de l'AREFAC
Un
nouveau souffle pour le Kleebach
Centre
d'art polyphonique d'Alsace (CAPA) et propriétaire du Kleebach à
Munster, l'Association régionale pour la formation et le développement
de la musique vocale (AREFAC) entonne l'air du renouveau et de
l'ouverture. Avec le projet de rénover sa maison.
« La crise, on en est sorti. On présente un exercice positif de
56 000 € », déclarait hier Anne-Marie Jean, présidente
de l'AREFAC (Association régionale pour la formation et le développement
de la musique vocale) à l'assemblée générale.
Epongé, le déficit de 100 000 € qui avait failli lui faire
perdre son emblématique maison, le Kleebach, en 2002. En l'espace de
trois ans, l'association a redressé les comptes au prix d'une « gestion
serrée », et de l'engagement d'une politique d'ouverture et
d'innovation.
Sous l'impulsion de Denis Haberkorn qui en a pris la direction en
septembre 2004, le CAPA a réorienté ses activités pour développer
des prestations nouvelles et plus variées en matière de pratiques
vocales. Les stages dédiés à d'autres répertoires (jazz, chansons),
à la direction de choeurs d'enfants, ainsi que des formations à la
carte lui ont permis d'attirer un public plus large. Le CAPA devrait déménager
fin août pour s'installer à Colmar-Logelbach sur l'ancienne friche
France-Cotillons reconverti en centre
tertiaire. Ce transfert répond aux souhaits des partenaires publics
concernant un meilleur rayonnement du centre
sur le territoire alsacien.
Un projet de
1,3 million d'euros
La Maison du
Kleebach, qui a reçu 3 460 personnes en 2005, a pris elle aussi un
tournant. Pour améliorer le taux d'occupation sur l'année,
l'association a décidé de l'ouvrir à une autre clientèle (séminaires,
groupes) n'ayant pas forcément une dimension musicale, mais désireuse
de profiter de la beauté et de l'harmonie du lieu. L'an dernier, le
site a accueilli des stages de massage, des élèves de prépa du lycée
Kléber venus faire leurs révisions au vert, indique Anne-Marie Jean.
Mais le confort de la bâtisse n'est plus adapté à la demande de ces
nouveaux clients. Alors, un programme de rénovation du bâtiment
a été élaboré. Evalué à 1,3 million d'euros, le projet est en
discussion avec la Région, qui devrait participer à son financement
aux côtés d'autres collectivités publiques. L'AREFAC a choisi
l'architecte. Si tout va bien, les travaux pourraient démarrer
mi-octobre pour une réouverture du « Kleebach nouveau siècle »
fin mars 2007.
I.N.
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L'Alsace, 2 avril 2006
Musique
vocale : la bonne voie
Déficit comblé, l'Arefac peut à nouveau envisager des lendemains
qui chantent. La maison du Kleebach s'ouvre à une vocation
touristique.
L'association régionale pour la formation et le développement de la
musique vocale (AREFAC), qui depuis 2002 travaille au redressement
de ses comptes, tout en développant les activités du CAPA et en préparant
un projet de rénovation pour la Maison du Kleebach, commence à se
reconstituer un fond associatif positif. C'est un bilan encourageant
qu'a tiré la présidente Anne-Marie Jean, lors de l'assemblée générale
qui s'est tenue samedi au-dessus de Gunsbach. De nombreux partenariats
ont été noués, de nouveaux publics ont été conquis : la dynamique
positive est enclenchée et l'association est fière d'avoir mené ce
redressement avec ses propres ressources.
Plus 11 % de chiffre
Le chiffre d'affaire 2005 a augmenté de 11 % par rapport à 2004 et le
résultat de 11 %. Au cours de l'année, le CAPA a été présent
sur
de nombreux axes : analyse des pratiques vocales avec le lancement de l'état
des lieux (1400 chorales recensées en Alsace) ; formations résidentielles
(30 stages, 825 stagiaires) ; ateliers vocaux de proximité (262
stagiaires) ; prestations « à la carte » pour les groupes (1000
stagiaires, 927 heures de formation) ; conseil et assistance technique
aux acteurs musicaux de la région, information au public,
communication… Travail effectué en partenariat avec des structures
culturelles et collectivités territoriales.
Installation à Colmar
Les orientations 2006 poursuivent plusieurs ambitions : préparer
l'avenir en donnant le goût de chanter aux enfants et aux
adolescents,
en formant de nouveaux encadrants ; enrichir les pratiques vocales
amateurs et mettre la pratique vocale au service d'autres finalités
telles
que l'apprentissage des langues ou le maintien de la santé des seniors.
Le CAPA doit s'installer en septembre 2006 dans de nouveaux locaux à
Colmar, pour favoriser le rayonnement régional de ses actions.
Six mois de travaux
Au
cours de l'année 2005, la Maison du Kleebach a accueilli 3460 personnes
(7300 nuitées, 14 600 repas), dont 300 au titre des activités
scolaires (1700 nuitées) et 90 venant de centres sociaux (180 nuitées).
Le projet de rénovation « Kleebach nouveau siècle » est entré dans
sa phase opérationnelle : définition du positionnement autour d'un
concept « art – musique – bien-être », consultation
d'architectes.
Le dossier sera présenté dans les prochaines semaines aux partenaires
potentiels (collectivités territoriales au titre du développement
touristique). Si les subventions escomptées sont obtenues, les appels
d'offre seront lancés et les travaux sont prévus de mi-octobre
2006
à fin mars 2007. La Maison du Kleebach devrait à l'avenir continuer
d'accueillir les chorales et groupes musicaux qui la fréquentent depuis
trente ans, mais aussi séduire de nouveaux publics en recherche
d'harmonie, de sérénité et de bien-être.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, 22-01-2006
Choeur à corps

Photo DNA-Bernard Schmidlé
Plus
d'une trentaine d'adolescents participent ce week-end à un
stage de chansons françaises organisé à l'Ecole nationale de
musique de Colmar par le Centre d'art polyphonique d'Alsace
(Capa). C'est réjouissant à voir, surtout à entendre.
Il
y a des adolescents qui prennent un réel plaisir à chanter
tout un week-end. C'est réjouissant à voir, surtout à
entendre. Ils sont ainsi 34 à participer au stage de chansons
françaises organisé hier et aujourd'hui par le Centre d'art
polyphonique d'Alsace (Capa), en partenariat avec l'Ecole
nationale de musique de Colmar (ENM). Il y a majoritairement des
filles et des instrumentistes ; tous pratiquent le chant régulièrement.
Jacky Locks prend très vite les choses en main. C'est lui
qui dirige la manoeuvre en compagnie de Catherine Fender,
enseignante à l'ENM et à l'Université Marc-Bloch de
Strasbourg. Chef de choeur,
professeur d'éducation musicale, il est aussi directeur
artistique de l'émission Les 500 choristes diffusée sur TF1 et
des Fous chantants d'Alès. Autant dire qu'il sait y faire avec
les ados. Il commence par les faire se lever pour une séance d'éveil
musculaire pour « déverrouiller les articulations »
des bras, des épaules et de la tête. « Le visage doit être
rayonnant, les yeux pétillants quand on chante... N'ayez pas
peur d'ouvrir la bouche... » Quelques vocalises mettent en
voix.
« Nous attendons surtout
du plaisir et des conseils »
Puis il se
met au piano et chante Utile, très belle chanson interprétée
par Julien Clerc. Une fois, deux fois, trois fois. « A
quoi sert une chanson si elle est désarmée/Me disaient des
Chiliens bras ouverts poings serrés/Comme une langue ancienne
qu'on voudrait massacrer/Je veux être utile à vivre et à
aimer » dit la chanson. Il donne ensuite la parole aux
stagiaires à qui il fait répéter le texte phrase après
phrase. « Moins fort, le poids doit être dans le texte »,
insiste-t-il. « Votre visage doit être un livre ouvert. »
Au bout de trente minutes, il sépare le groupe pour lancer deux
voix. La mélodie s'enrichit.
« J'adore chanter à plusieurs voix, qu'importe le répertoire.
Mais un week-end, c'est trop court », glisse Anaïs qui
assiste au stage avec Anne-Elie, une camarade de l'école
Mathias-Grünewald. « Nous attendons surtout du plaisir et
des conseils », précisent les deux jeunes filles âgées
de 16 ans. Clémence, 14 ans, de Turckheim, fait partie de la
chorale de l'ENM dirigée par Catherine Fender, comme quelques
autres membres du groupe. « C'est bien de découvrir de
nouvelles chansons. Et puis on a de la chance d'être dirigés
par Jacky Locks. »
« Il s'agit d'abord d'avoir du plaisir. Ensuite, on
va aller au fin fond de la stylistique de la chanson. On ne
chante pas du Goldman comme on chante du Nougaro, indique le
chef de chant. Il faut défendre un texte parce qu'il est là en
première impression. » Il y a aussi l'expression
corporelle. « Autant que les jeunes soient beau à
regarder », dit Jacky Locks. En fin de compte, il s'agit
de « donner une dimension collective à une pratique
souvent individuelle » comme le dit Catherine Fender.
F. By
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L'Alsace, 11-12-2005
Les plus beaux Noëls du monde
Le cycle des concerts de
l'Avent proposé par l'association Saint-Étienne-Réunion au
temple Saint-Etienne de Mulhouse s'est poursuivi dimanche
dernier par un concert qui a remporté un franc succès.
Rappelons que cette manifestation était l'aboutissement d'un
stage de chant d'une journée organisait par le Centre d'art
polyphonique d'Alsace qui totalisait quelque 170 choristes —
des petits jusqu'aux adultes — dans les locaux de la Fédération
des associations laïques.
Un bon niveau
Étonnant résultat pour un
stage aussi court qui nous a valu d'excellents moments dans un
beau programme qui réunissait Noëls des enfants, Noëls
populaires, Noëls classiques et Noëls du monde. D'emblée
une constatation s'impose : celle du niveau d'interprétation
de ces choeurs. Certes, on ne peut pas exiger un résultat irréprochable
après une si courte préparation, l'homogénéité, la
sonorité et la justesse sont encore perfectibles. Mais on ne
doute pas un instant que ces courtes pièces ont été mises
au point avec le plus grand soin par les différents chefs qui
ont cherché à marquer ces Noëls d'une expression conforme
à l'esthétique de l'époque où ils ont été écrits et
restituer leur ferveur par une gestuelle simple et toujours
significative. Énumérer les quelque vingt Noëls qui
composaient le programme dépasserait notre compte rendu. Nous
retiendrons combien il est agréable de retrouver l'esprit et
l'ambiance de ces Noëls qui remportent toujours l'adhésion
du public et que l'on écoute à chaque fois avec le même
plaisir. Tantôt a cappella, tantôt accompagnés au piano,
par quelques cordes ou rythmés par des percussions, ces Noëls
ont été particulièrement appréciés par le très nombreux
public qui a été convié à chanter La Noël passée à la
fin du concert. On ne pouvait pas mieux conclure un tel
concert pour bien célébrer Noël. Un bon coup de chapeau à
Aline Ringenbach, Marie-Hélène Suply, Bernard Beck, Denis
Haberkorn et Jean-Luc Roth pour ce travail exemplaire préparé
avec un enthousiasme communicatif.
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© L'Alsace, 28-10-2005
Deux jours pour chanter Noël
Le Centre
d'art polyphonique d'Alsace organise, les 3 et 4 décembre, un
week-end de chant à Mulhouse. Objectif : faire partager un répertoire
varié et se produire en public.
C'est une première mais le directeur du Centre d'art
polyphonique d'Alsace, Denis Haberkorn, souhaite en faire une idée
qui dure : le week-end des 3 et 4 décembre, choristes débutants
et expérimentés sont invités à chanter Noël à Mulhouse.
Principe : les personnes choisissent parmi quatre ateliers
vocaux proposés, suivent les séances de répétitions et se
produisent en concert le dimanche, dans le cadre des rendez-vous
de l'avent au temple Saint-Etienne.
“
C'est un défi de vouloir aboutir à un concert en si peu de
temps” Noëls
classiques ? Populaires ? Du monde ? Enfantins ?
(Photo l'Alsace)
Quatres chefs et quatre ateliers, pour faire votre bonheur vocal
!
Cette
immersion intensive dans le chant a plusieurs objectifs. «
D'abord, c'est l'occasion pour des gens qui n'ont jamais chanté
en chœur de se lancer, faire une première expérience, indique
Bernard Beck, membre de l'équipe du Capa. Pour ceux qui
chantent déjà dans une chorale, c'est la possibilité d'avoir
une pratique différente, de découvrir de nouveaux répertoires.
» « L'une des missions du Capa est de développer la pratique
du chant partout en Alsace, poursuit Denis Haberkorn, ce projet
s'inscrit tout à fait dans ce cadre. C'est un défi de vouloir
aboutir à un concert en si peu de temps. C'est aussi une expérience
originale, une dynamique. » Ce week-end sera encadré par des
chefs de chœurs expérimentés, formateurs au Capa et
enseignants musiciens. Ils se donnent pour objectif de monter un
programme de qualité, aussi intéressant à chanter qu'à écouter
en concert, tout en restant accessible à tous. L'autre attrait
du projet est le mélange des générations et des répertoires,
permettant à chacun de trouver sa voie… ou plutôt sa voix !
« Chanter Noël à Mulhouse » propose aux choristes quatre
ateliers différents, trois pour les adultes et un pour les
enfants. Jean-Luc Roth, professeur agrégé de musique,
directeur de l'ensemble vocal Euterpe, dirige les Noëls a
classiques. Denis Haberkorn, directeur du Capa et du sextuor
vocal « Maybe Five », puise dans le répertoire des Noëls
populaires français. Bernard Beck, directeur du Chœur de Haute
Alsace et de l'ensemble « Vocaléidos », opte pour des Noëls
du monde. Aline Ringenbach, professeur de formation musicale et
de chant choral au conservatoire de Mulhouse, encadre l'atelier
ouvert aux enfants (8 à 12 ans), avec Marie-Hélène Supply,
responsable des activités pour la jeunesse au Capa. Les
organisateurs espèrent réunir au moins une vingtaine de
personnes par atelier. Ce stage musical intensif s'ouvrira le
samedi à 14 h et s'achèvera le dimanche par un concert à 17
h. Les ateliers se déroulent au foyer de l'Eral, rue
Engel-Dollfus à Mulhouse.
S'INSCRIRE
« Chanter Noël à Mulhouse », les 3 et 4 décembre. Tarifs :
20€ adultes, 10€ enfants. Renseignements et inscriptions au
Capa, « le Kleebach », tél.03.89.77.91.80 ; capa calixo.net.
F.M.
© L'Alsace, 29-09-2005
Capa : l'ouverture musicale et géographique.
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.(Photo l'Alsace)
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Depuis
un an, l'Arefac, structure qui chapeaute la maison du chant au Kleebach et le Centre d'art
polyphonique d'Alsace (Capa), multiplie les efforts pour remonter
la barre. En septembre 2004, la situation financière menaçait de
faire chavirer l'ensemble du bateau, mais aujourd'hui, les vents
semblent plus favorables. Les partenaires publics se montrent
d'ailleurs plus confiants : le Capa vient de signer une convention
triennale avec l'État, la Région et les deux Départements. Ce
qui lui garantit des subventions jusqu'en 2007, des subventions
qui ont augmenté de plus de 14 % passant à 301 700 € pour un
budget global de 380 000 €.
Une plaquette tirée à 12 000
exemplaires
Pour l'avenir, le Capa se doit de
remplir les obligations du dispositif national « Mission voix ».
Pour renforcer son identité propre, celle d'une structure qui
œuvre au développement des pratiques vocales dans toute la région,
le centre va quitter le Kleebach pour s'installer à Colmar. Le
directeur Denis Haberkorn espère bien que cela sera réglé en
mars. Par ailleurs, le centre va développer cette année encore
son ouverture à tous les registres musicaux. Il a aussi multiplié
les partenariats pour proposer des stages ou animations dans toute
la région. Tous ces objectifs trouvent leur illustration dans la
plaquette que le Capa vient de sortir à 12 000 exemplaires pour
présenter le programme de la saison. Celui-ci est décliné par
rubriques : « La voix dans tous ses états » avec, par exemple,
un stage à Strasbourg sur la voix et le taï chi chuan, un autre
à l'école de musique de Colmar sur l'improvisation vocale, « La
direction » pour les chefs de chœur, « La découverte » pour découvrir
de nouveaux répertoires (musique médiévale à Sélestat ;
chanson française à Rixheim et Mundolsheim…) ; etc. En ce qui
concerne le Kleebach, l'Arefac est en train de monter un programme
de rénovation pour fin 2006. « On est encore dans la phase du
montage. On part toujours sur un plan de financement de 950 000
€, mais cela n'a fait hurler personne », déclare la présidente
Anne-Marie Jean. L'idée étant de maintenir une dominante vocale
dans l'utilisation de cette maison, mais de l'ouvrir à une
activité touristique pour rendre le site rentable.
Voix : l'état des lieux
Le Centre d'art polyphonique d'Alsace a été chargé d'un
chantier pour cette saison : dresser un état des lieux des
pratiques chorales en Alsace. Le travail a commencé en juin par
un recensement des chorales et des groupes vocaux de la région.
« J'ai toujours entendu que l'Alsace était la terre du chant
avec 40 000 choristes. On va pouvoir vérifier cela de manière
rigoureuse. On terminera cette phase en octobre et je pense qu'on
devrait avoisiner les mille chorales », explique le directeur
Denis Haberkorn. Ensuite, deux questionnaires seront envoyés à
toutes les structures, l'une pour le chœur, l'autre pour le chef
de chœur, afin d'approfondir l'approche en terme de
fonctionnement, profil artistique, répertoire, formation, etc.
Cette démarche répond à une demande nationale. Il s'agit dans
l'avenir de mieux coller aux demandes et besoins des chorales.
Annick Woehl
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© Dernières Nouvelles d'Alsace, 30-08-2005
Jeunes chefs en chœur
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.(Photo DNA) |
Le Capa
(Centre d'Art Polyphonique d'Alsace) proposait cette semaine
son dernier stage d'été au Kleebach, «En
chœur sur scène», organisé en collaboration
avec l'Inecc Lorraine (Institut Européen de Chant Choral).
De plus en plus de chœurs et de chefs de chœurs souhaitent
élargir les répertoires abordés et renouveler
la forme de leurs concerts. Un courant s'est récemment
développé dans les pays anglo-saxons et en Scandinavie
donnant naissance à des « show choirs ».
C'est dans cet esprit que se déroulait ce dernier stage
d'été.
Initiation à la direction chorale pour de jeunes musiciens
ou perfectionnement pour chefs de chœur déjà
confirmés, les 24 stagiaires ont bénéficié
des conseils avisés du Hollandais Harold Lenselink,
pointure mondiale dans ce registre. Chef des Chœurs de chambre
et de jazz du Conservatoire d'Alkmaar, depuis 1984 chef du
Chœur et de l'Orchestre universitaires d'Utrecht, il a également
dirigé durant vingt ans l'ensemble de jazz vocal Umbellifera.
Axée sur la comédie musicale, la chanson française
et le jazz, diverses questions ont été abordées
lors de la formation : comment construire un vrai spectacle,
la relation entre la forme et le contenu, le! s rapports au
temps et à l'espace, se sentir bien sur scène,
le rapport au texte chanté ou parlé, comment
chanter en chœur la musique pop et le jazz et faire répéter
les arrangements pop/jazz, sans oublier la place de l'humour
et de l'émotion dans le spectacle.
Autre intervenant de qualité, Hollandais lui aussi,
Michaël Van Buuren a formé les stagiaires à
la mise en scène. Il a débuté au théâtre
et dans diverses séries hollandaises en tant qu'acteur,
invité ou scénariste. Depuis 1998, il enseigne
la comédie et dirige l'Académie Frank Sander
pour le théâtre musical à Amsterdam.
Le résultat de la semaine de travail de ces jeunes
chefs de chœur internationaux a été servi samedi
soir en plein air, dans le magnifique cadre de l'amphithéâtre
du Kleebach. Le directeur des lieux Denis Klein et Denis Haberkorn,
directeur du Capa, ont accueilli un public enthousiasmé
par un concert de qualité faisant la part belle à
un répertoire tantôt jazzy, tantôt mélancolique
ou entraîna! nt, comme «Y'a d'la joie» de
Charles Trenet. La prestation du trio, Erwin Siffer au piano,
Jérémie Lirola à la basse et Raphaël
Sonntag à la batterie, a rehaussé les interprétations
des talentueux choristes, parmi lesquelles Christèle
Barléon à qui Harold Lenselink a eu le plaisir
de céder sa place pour «Gilory», un chant
dans la langue des tziganes.
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© Dernières Nouvelles d'Alsace, 21-08-2005
Concert «jazzistique»
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Découverte du jazz et des improvisations pour
plusieurs des participants.(Photo DNA)
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«Couleur
Jazz», l'un des stages d'été proposés
par le CAPA (Centre d'Art Polyphonique d'Alsace) au Kleebach,
s'est achevé hier matin par un agréable concert-apéritif
«jazzistique».
Chanteuse
de jazz, Christine Clément a été pour
une petite semaine, la formatrice d'une vingtaine de stagiaires
venus découvrir la pratique du jazz vocal.
A partir de partitions, assistée par le pianiste Christophe
Imbs, elle a fait travailler un groupe essentiellement féminin
sur des thèmes harmonisés pour plusieurs voix,
ainsi que sur une approche ludique de l'improvisation.
Pour plusieurs des participants, chanter le jazz et ses improvisations
était une première, mais l'enthousiasme et la
perspicacité dont ils ont fait preuve ont donné
un beau résultat.
Devant un petit auditoire accueilli par le directeur, Denis
Haberkorn, les stagiaires ont restitué leur expérience
vocale avec un répertoire de standards du jazz, «Four
Brothers», «Blue Monk», «Agua de Beber»
de A. Carlos Jobim et «Ko Kuma», un chant africain
du Mali, d'après Ousmane Sacko.
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© L'Alsace, 23-07-2005
Voyage dans le temps au Kleebach
Ce samedi
16 juillet, une audition de fin de stage a permis au public
de découvrir la rencontre entre les poèmes du
XVe siècle avec les compositeurs contemporains. Bernard
Beck, chef de chœur de l'ensemble Vocaléïdos de
Mulhouse et formateur au Capa (centre d'art polyphonique d'Alsace)
a offert à une vingtaine de stagiaires, venu de toute
la France et de Suisse, un répertoire vocal original.
Au travers d'une semaine de stage, du 11 au 16 juillet à
la maison du Kleebach, ils ont étudié un répertoire
de petits chœurs de rondels de Charles d'Orléans mis
en musique par Claude Debussy, Roger Calmel, Charles Koechlin,
Guy Ropartz, Jean-Michel Damase et autres compositeurs contemporains.
À partir de l'analyse des partitions, de la pratique
quotidienne en quatuors, d'un travail exigeant sur l'écoute
et la justesse, ce petit concert de fin de stage samedi matin
était un véritable cadeau pour les auditeurs.
En quelques jours c'est un véritable chœur de chambre
homogène, très présent et complice de son
chef de stage qui a séduit une assemblée ravie.
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© Dernières
Nouvelles d'Alsace, 19-07-2005
Charles d'Orléans a capella
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Lors de l'audition publique qui a clos le stage, Bernard
Beck a dirigé le chœur qu'il a formé
durant cinq jours. (Photo DNA - Christian Motsch)
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Le Centre
d'art polyphonique d'Alsace, sur les hauteurs de Munster,
a oragnisé la semaine dernière un stage de chœur
de chambre. Au répertoire, des textes de Charles d'Orléans
sur des musiques contemporaines.
Vingt
choristes - treize femmes et sept hommes - venus de toute
la France ont participé à ce stage de cinq jours,
proposé par le Centre d'art polyphonique d'Alsace (Capa)
sur son site du Kleebach à Munster et animé
par Bernard Beck, formateur au Capa, qui dirige également
le chœur de Haute-Alsace et le chœur Vocaléïdos
à Mulhouse. Connu pour ses stages associant chœur
et chant autour d'une grande œuvre, le Capa a innové
avec ce stage de chant a capella.
« C'est un vrai bonheur », s'entousiasme une choriste
venue de Grenoble. « C'est d'autant plus intéressant
que notre groupe est très hétérogène,
à la fois par le niveau, mais aussi par les individus,
d'âges et de parcours différents, qui ont des
expériences variées dans le chant » note
la stagiaire grenobloise, choriste depuis un an à peine,
qui estime avoir beaucoup progressé en cinq jours.
En effet, ce stage axé sur le chœur de chambre, «
place les chanteurs dans des situations souvent inédites
pour eux, où ils se retrouvent à chanter à
un par voix, au sein d'un quatuor. C'est un exercice difficile,
puisqu'on ne peut pas tricher en se reposant sur son voisin.
Mais c'est aussi terriblement formateur. Les progrès
des choristes sont énormes » explique Bernard
Beck.
Le répertoire était composé de huit pièces,
dont les textes du poète du XVe siècle Charles
d'Orléans étaient accompagnés de musiques
du XXe siècle de Claude Debussy, Roger Calmel, Charles
Keichlin, etc... « Des œuvres intéressantes
à écouter et à travailler, qui ont donné
du grain à moudre à nos choristes » commente
le formateur. Une œuvre notamment a eu une résonnance
particulière dans la salle surchauffée où
les choristes, au cours d'une audition, samedi matin, ont
livré le fruit de leur travail, « En hiver du
feu, du feu. En été, à boire, à
boire ».
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© L'Alsace, 10-07-2005
Les jeunes fuguent au Kleebach
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Consacré aux chansons de Michel Fugain, le concert
a réuni tous les participants pour un effet comédie musicale
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Vendredi
soir, 54 enfants et 19 jeunes ont terminé leur semaine
de stage au Kleebach par un tour de chant très animé.
Léa, Anne-Claire, Olivier, Anne-Sophie, Albane et Christelle
ont été remerciés en chanson par «
tous les capaciens et toutes les capaciennes » pour
leur travail sur ce spectacle intitulé « Je fugue,
tu fugues, il fugue… nous Fugain ». Mêlant ingénieusement
le stage de direction de chœur d'enfant sur la thématique
du « spectacle qui bouge » et un stage de chant
pour enfant, la semaine aura conduit cette ambiance de jolie
colonie de vacance à une belle histoire de musique.
Consacré aux chansons de Michel Fugain, le concert
a réuni tous les participants pour un effet comédie
musicale, les petits chanteurs ayant eux-mêmes réalisé
les décors de la scène et les programmes. Les
parents se sont volontiers laissés prendre au jeu des
refrains, tendrement interprétés dans l'amphithéâtre
extérieur et accompagnés par le directeur du
CAPA, Denis Haberkorn, au piano. À la fin du concert,
le nouveau directeur de la maison du Kleebach, Denis Klein,
a félicité les animateurs et c'est avec beaucoup
d'émotion que les stagiaires se sont dit au revoir
avant de partir en vacances « là-bas vers le
midi ».
Jeen Heine
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© Dernières Nouvelles D'Alsace, 10-07-2005
Ça chante et ça bouge
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A la manière de la Star'Ac.(Photo DNA)
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Le CAPA
(Centre d'Art polyphonique d'Alsace) a organisé cette
semaine et pour la 4e année consécutive, dans
le beau cadre du Kleebach, un stage de direction de chœur
d'enfants couplé à un stage intitulé
"ça chante et ça bouge", destiné
celui-là, au jeune public.
Chef
de chœur spécialiste de la chanson de variété,
Christèle Barléon, directrice de la chorale
"A travers chants", a proposé à une
quinzaine de chefs de chœur d'enfants et d'enseignants de
mettre en œuvre un répertoire adapté à
un public d'enfants ou adolescents en travaillant la gestique
de direction du point de vue technique.
En s'appropriant une démarche efficace et dynamique
pour aider les jeunes à mémoriser et à
affiner la justesse de l'interprétation, et en s'appuyant
sur la musique pour imaginer une gestuelle adaptée
et la mettre en scène, les stagiaires ont travaillé
"en situation" en profitant d'un chœur-pilote formés
de 53 jeunes, venus de la proche région mais également
d'autres départements.
Ces derniers se sont essayé à la variété,
à la chanson française et à la danse
en soliste ou en groupe. Sous la direction de Marie-Hélène
Suply et d'une fidèle équipe d'animateurs armés
d'un bagage musical et titulaires du BAFA, outre les multiples
activités toujours liées au chant, les jeunes
ont mis en place un spectacle plus que vivant, avec décor
et costumes, en travaillant à la manière d'une
troupe d'artistes, genre Star'Ac ou "Popstar".
En clôture de stage, jeunes et adultes ont donné
vendredi soir une représentation en plein air devant
leurs familles, plutôt ravies du résultat.
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© Dernières Nouvelles d'Alsace- 30.6.2005
Choristes d'Alsace, comptez-vous !
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Denis Haberkorn. Au Centre d'art polyphonique d'Alsace.(Photo
DNA-Nicolas Pinot) |
Le Centre
d'art polyphonique d'Alsace réalise un état des
lieux exhaustif des pratiques chorales.
S'il est acquis que l'Alsace est terre de prédilection
pour le chant choral, personne ne sait aujourd'hui combien
la région compte précisément de choristes.
Les 800 chorales et 45 000 choristes habituellement invoqués
ne semblent plus refléter une réalité
confrontée à la fois à l'émergence
de nouveaux répertoires et à un vieillissement
des pratiquants. C'est pourquoi le ministère de la
culture a demandé au Centre d'art polyphonique d'Alsace
(Capa) de réaliser une analyse approfondie des pratiques
vocales dans la région.
Courriers et questionnaires
Cet état
des lieux veut recenser tous les ensembles vocaux du territoire,
connaître les types de répertoires, les profils
des chanteurs et de leurs responsables, leurs modes de fonctionnement.
Ces connaissances fines de la situation permettront au Capa
d'identifier les besoins et les évolutions futures,
pour adapter ensuite son action, notamment en termes de formation
et d'encadrement. La première étape consiste
à repérer les ensembles, quels que soient leur
origine (associatif, liturgique..), l'âge des chanteurs
(enfants, adultes, seniors...) et le statut (associatif, indépendant,
rattaché à une fédération, MJC,
centre socioculturel, éducation nationale...). Le Capa
lance un appel à tous les acteurs de terrain pour que
personne ne soit oublié, « dans l'intérêt
des chorales elles-mêmes », souligne Denis Haberkorn,
son directeur.
Une lettre a été envoyée dans ce sens
aux 906 communes d'Alsace. Et l'on s'appuiera sur les sept
fédérations alsaciennes de chant choral pour
étoffer l'enquête. Des questionnaires seront
envoyés à l'automne à tous les groupes
recensés. Les premiers résultats devraient être
connus au 1er trimestre 2006. L'analyse finale constituera
par la suite un outil fiable, au service des politiques culturelles.
F. By
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© L'Alsace - 22.6.2005
Chant choral : le grand recensement
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Vanessa Meyer Wirckel
L'Alsace compte des chœurs de toutes sortes, allant
de la traditionnelle chorale d'église aux formes
les plus nouvelles et les plus dynamiques du chant.
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Le Centre
d'art polyphonique d'Alsace a entrepris de réaliser l'état
des lieux des pratiques chorales à travers la région.
Denis Haberkorn, le directeur du CAPA, vient d'écrire
à tous les maires d'Alsace pour leur faire part de ce
qui sera le « grand chantier d'automne » du Centre
d'art polyphonique d'Alsace : le recensement de toutes les pratiques
chorales d'Alsace, dont la Fête de la musique a prouvé,
une nouvelle fois si besoin était, la forte vitalité.
Un chantier qui s'est ouvert début juin et dont la responsabilité
incombe à Isabelle Humbert.
"40 000 choristes en Alsace : un chiffre surévalué ? ”
La jeune chargée de mission explique : « Si l'état
des lieux est prévu à partir de l'automne, la
première étape consiste à repérer
dès à présent l'ensemble des groupes
vocaux qui exercent une activité en Alsace, quels que
soient leur origine, l'âge des membres ou leur statut
». « Nous en connaissons un certain nombre, poursuit
Isabelle Humbert, mais la pratique est si diversifiée
qu'il est difficile d'avoir un regard exhaustif ». D'où
l'appel lancé aux maires mais aussi aux chœurs et
chefs de chœur (lire encadré). En organisant ce grand
recensement, dont la réactualisation sera faite tous
les cinq ans, le CAPA répond à une demande du
ministère de la Culture. Le même état
des lieux est en cours ou a déjà été
mené dans d'autres régions. Celui-ci sera réalisé
en Alsace en collaboration avec les partenaires publics et
les sept fédérations qui couvrent les deux départements
du Rhin. L'Alsace a une réputation bien assise dans
le domaine du chant choral, au point de passer pour la première
région vocale de France. Mais « nous manquons
de visibilité », en particulier sur la réalité
des chiffres, reconnaît volontiers Denis Haberkorn,
qui attend beaucoup du chantier en cours. « On cite
fréquemment le chiffre de 40 000 choristes en Alsace.
Est-il sous-évalué ou surévalué
? L'état des lieux permettra de le dire ». Un
autre indice de la vitalité des pratiques chorales
est leur extrême diversité. L'Alsace compte des
chœurs de toutes sortes, allant de la traditionnelle chorale
d'église à des formes nouvelles et plus dynamiques
de chant, où la voix se trouve associée au mouvement
ou qui renouvellent la palette des influences musicales, allant
du gospel à la chanson française. « L'objectif
de cette enquête est d'avoir une connaissance exhaustive
de la situation actuelle du chant choral en Alsace »,
note Denis Haberkorn dans la Lettre de juin du Centre d'art
polyphonique d'Alsace. Mais l'opération a un deuxième
intérêt. « Nous détiendrons ainsi
les outils qui nous permettront d'anticiper les demandes et
évolutions futures et de mieux adapter nos actions
aux besoins des chorales et du public ». Dans ce domaine
aussi, toutes les questions restent ouvertes.
Lucien Naegelen
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© Dernières
Nouvelles d'Alsace - 24.4.2005
Un nouvel envol
Le Centre
d'art polyphonique d'Alsace poursuit sa mutation : il élargit
son offre de formations vocales et accroît son ancrage
régional. Et un projet de modernisation de la maison
du Kleebach.
Labellisée Centre d'art polyphonique d'Alsace (Capa)
et propriétaire de la Maison de la musique et de la voix
du Kleebach, à Munster, l'Association régionale
pour la formation et le développement de la musique vocale
(Arefac) « reprend son envol » après une
décennie d'activités marquée par un déficit
cumulé de 100 000 en 2002 qui avait conduit à
envisager la vente des bâtiments.
C'est le message lancé hier par la présidente
Anne-Marie Jean, en préambule à l'assemblée
générale de l'association. Après un résultat
excédentaire de 46 000 en 2004 pour un budget
de 700 000 , le déficit cumulé s'établit
à 12 000 . Ce redressement est le fruit d'une politique
de relance et d'« une gestion plus professionnelle et
serrée » menées depuis deux ans à
la fois pour le Capa et la m! aison du Kleebach.
Cellule de conseil, d'information et de formation, le Capa s'est
ouvert à de nouveaux répertoires et à l'ensemble
des pratiques vocales pour toucher un public élargi.
Parmi les succès : les stages pour le jeune public, les
sessions pour choristes autour d'une œuvre spécifique
et les stages d'été de directeur de chœur.
Le conseil d'administration de l'Arefac a par ailleurs décidé
de cesser l'activité de centre de documentation dès
juillet. Le fonds documentaire de cette bibliothèque
de partitions comprenant 38 000 titres, devrait être cédé
à une ou plusieurs structures accessibles au public.
Le Capa prévoit aussi de déménager dans
les mois à venir en Centre-Alsace, dans des locaux qui
lui offriront un meilleur rayonnement régional.
L'option touristique
Après une difficile année 2003, la fréquentation
du Kleebach a progressé de 11 % (3 500 personnes). De
nouveaux publics investissent les lieux comme des compagnies
d! e théâtre et de marionnettes ainsi que des publics
locaux. Si l'activité de la maison est aujourd'hui redevenue
rentable, elle reste fragile à moyen terme. La conquête
de nouveaux clients impose la rénovation de l'établissement
en termes de sécurité et de confort.
Un projet d'investissement de 950 000 est en cours de
finalisation avec les partenaires publics au titre du développement
touristique. « Notre volonté est de maintenir l'esprit
du lieu et son ancrage dans la musique. C'est un atout et un
élément de différenciation », prévient
Anne-Marie Jean qui souhaite clore le dossier dans les prochaines
semaines de manière à pouvoir lancer les travaux
en janvier.
Franck Buchy
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© L'Alsace - 24.4.2005
Arefac : la fin des fausses notes ?
Même
si tout n'est pas encore réglé, l'horizon s'éclaircit
pour l'Association régionale pour la formation et le
développement de la musique vocale (Arefac), qui tenait
hier son assemblée générale dans sa maison
du Kleebach, sur les hauteurs de Munster. Après avoir
cumulé jusqu'à 100 000 de déficit
en 2002, la structure a dégagé en 2004 un résultat
positif de 46 000 (sur un budget de quelque 700 000 ).
Du coup, le déficit associatif est en voie de résorption
: il n'est aujourd'hui plus que de 12 000 . « Nous
sommes très fiers de ces résultats », se
félicite Anne Suply, membre du conseil d'administration,
approuvée par la présidente Anne-Marie Jean qui
ajoute : « Nos deux structures (le Centre d'art polyphonique
d'Alsace pour la partie artistique et la Maison du Kleebach
pour l'hébergement) ont contribué à parts
quasiment égales à ces bons chiffres ».
Résultats positifs
L'embellie de l'Arefac est due à plusieurs facteurs,
notamment un fort soutien de la part des sympathisants, qui
avaient mis la main à la poche dans le cadre d'une
souscription, et une forte implication de l'équipe
des salariés et des bénévoles. «
Depuis 2002, la nouvelle équipe du conseil d'administration
s'est attelée à gérer les choses de manière
plus professionnelle », explique la présidente.
Une gestion rigoureuse donc, mais aussi une réorientation
des activités. Le Capa a été repositionné
non plus seulement sur le chant choral, mais sur l'ensemble
des pratiques vocales, et son public a été rajeuni.
Des partenariats ont été développés
avec Voix et routes romanes, avec les centres socioculturels
haut-rhinois ou encore avec le conservatoire de Strasbourg.
Le Capa a également décentralisé ses
formations grâce à des « ateliers de proximité
» organisés dans 20 villes alsaciennes. Une initiative
couronnée de succès : 125 Bas-Rhinois et 144
Haut-Rhinois y ont participé l'an dernier.
950 000 de travaux
La Maison du Kleebach s'est elle aussi ouverte sur l'extérieur.
« Les activités traditionnelles de travail vocal
ne suffisant pas à remplir les locaux, nous avons décidé
d'accueillir tous les types de publics », précise
Anne-Marie Jean. L'accueil des stages du Capa et des chorales
représente mois de 60 % de la fréquentation,
le reste étant constitué par des classes musicales
(15 %), des groupes musicaux (10 %), des associations, groupes
d'étudiants ou séminaires (14 %) et même
des touristes « ordinaires » (3 %). Afin d'améliorer
le confort et la sécurité des lieux, des travaux
sont programmés pour un montant de 950 000 .
Ils permettront de mettre les locaux aux nouvelles normes
de sécurité et d'assurer un accès direct
aux toilettes depuis toutes les chambres. La capacité
actuelle (72 lits) devrait quasiment rester au même
niveau. Les travaux pourraient être réalisés
début 2006. Actuellement, le plan de financement (subventions,
mécénat, souscription et autofinancement) est
à l'étude. Par ailleurs, l'équipe dirigeante
a fait le choix d'abandonner une des activités de l'association
: la gestion de la bibliothèque de partitions. Des
contacts sont en cours pour céder à une autre
structure cette « partithèque » de quelque
40 000 titres afin qu'elle reste accessible au public.
.D.V.
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© Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 16.4.2005
Le monde en musique
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Les stagiaires choristes ont répété
toute la semaine pour la représentation d'aujourd'hui
à 11 h devant leurs parents. (Photos DNA-Gil Michel)
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Deux stages
pour jeunes et adultes autour du thème « Musique
du monde » se terminent aujourd'hui au Kleebach à
Munster. Organisés par le Centre d'Art Polyphonique d'Alsace,
ils promeuvent la chorale, façon actuelle.
Trente-six
enfants participaient cette semaine au stage organisé
par le Centre d'Art Polyphonique d'Alsace. Autour d'un thème,
« Musique du monde », ils sont partis à
la découverte du chant de tous les continents. Depuis
dimanche dernier, les enfants et adolescents de 7 à
15 ans ont ainsi chanté de la musique latino, africaine
et créole. Ceux qui le souhaitaient ont apporté
leurs instruments : harpes, flûtes traversière
et à bec, violon, trompette, djembé... et accompagnent
les chants. Les autres bougent en rythme sur la musique populaire
et exotique. « Certains enfants qui sont là ont
déjà une formation musicale, mais d'autres viennent
par curiosité, explique Albane Joerger, intervenante
musicale. Comme ils sont en vacances, le rythme n'est pas
trop intensif, trois séances de trois quarts d'heure
par jour, mais les parents savent que l'enseignement est de
qualité. »
« Musique plus dynamique »
Spécialisé
en l'organisation de stages musicaux, le CAPA renouvelle ces
formations aux jeunes à toutes les vacances scolaires.
Cette semaine, le Kleebach accueillait en même temps
un stage de direction pour les chefs de chœur. « C'est
ce qui fait la particularité de ces stages, explique
Bernard Beck, intervenant au CAPA et responsable de la formation.
Les jeunes et les adultes ont une formation séparée,
mais se retrouvent une fois par jour pour que les chefs de
chœur s'exercent en situation. » Car diriger, cela
s'apprend aussi. A raison de 7 h par jour, les onze apprentis
chefs de chœur s'entraînent aux bons gestes de direction,
réfléchissent aux moyens pédagogiques
pour enseigner un nouveau chant, étudient comment mettre
en œuvre les séances de travail des enfants. «
Nous avons besoin de ces chefs de chœur, ajoute Bernard Beck.
Actuellement il y a très peu de chorales, pour beaucoup
de demandes. Ici, nous souhaitons les pousser à sortir
du répertoire classique, à enseigner une musique
plus dynamique. »
Timouns,
maori et masaï
Pour alléger les cours, les jeunes chanteurs sont répartis
en trois groupes d'âges : timouns, maori et masaï.
Mais même pour les masaï, les plus grands, rester
une semaine en internat serait vite pesant sans les animations
proposées par des titulaires du Bafa. « Nous
rentrons dans le thème de la semaine de manière
ludique, explique Marie-Hélène Suply, animatrice
et directrice du stage. Par exemple par l'artisanat exotique.
Jusqu'ici, nous avons déjà réalisé
des perles de bois, des ponchos boliviens, des boubous africains,
des molas sud-américains avec la technique des Kuna
indiens, des poupées congolaises... Nos repas sont
internationaux : fruits exotiques, jambolaya africain, rôti
de porc créole à l'aigre-doux... Les enfants
sont ravis. Certains reviennent même à chaque
vacances. Pour eux, c'est aussi un premier apprentissage de
la vie en collectivité. »
Graciane de La Gorce
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© Les Dernières
Nouvelles d'Alsace - 6.4.2005 - Colmar - A la villa Fleck
Flamboyante Espagne
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photo DNA du 3 avril
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Nicole Schwerer
et les chœurs de « l'Atelier voix » du Centre Polyphonique
d'Alsace se sont produirs dimanche à la Villa Fleck à
Ingersheim.
Leur programme, intitulé « Couleurs d'Espagne »
était illustré par de flamboyants costumes, les
femmes en belles espagnoles et leurs non moins fringants compagnons,
tous en rouge et noir.
Gérard Cronenberger le maire a accueilli le public et
les musiciens dans cette salle de musique devenue un peu trop
petite pour contenir tous les amateurs de musique espagnole.
Le programme était composé de Polyphonies de la
Renaissance et de morceaux populaires interprétés
en chœurs ou en solo, accompagné par Joël Rusch
à la guitare et Geneviève Philip au piano.
Le plus espagnol des compositeurs français, Georges Bizet
n'était pas oublié et c'est avec des extraits
incontournables de Carmen que les musiciens ont vraiment enchanté
le public. Karine Gudin en parfaite Carmen a chanté l'air
de « Habanera » et Catherine Laffely « Près!
des remparts de Séville ». « Les tringles
des sistres » ont été interprétées
par Frédérique Macquet et « L'air de Michaëla
» par Elisabeth Petermann.
C'est Jean Lihrmann qui campait un « Toréador »
plus touchant que téméraire mais qui n'avait pas
oublié l'essentiel : « que l'amour l'attend ».
Nicole Schwerer et Frédérique Macquet se sont
relayées dans une série de chansons populaires
espagnoles et s'est avec une « Sardane » que le
chœur a pris congé du public ravi et enchanté
des souvenirs de voyage que Nicole avait ramené d'Espagne.
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© L'Alsace - 6.3.2005
Je, tu, il... l'Alsace chante
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« En Alsace, quel que soit
l'âge ou le niveau, tout le monde a accès
au chant et peut y trouver son compte ».
Lucien Naegelen
(Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos)
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40 000 choristes
et une tradition profondément ancrée font du Haut-Rhin
et du Bas-Rhin la première région vocale de France,
où la voix explore désormais de nouvelles voies.
En matière de chant choral, l'Alsace joue une partition
haut de gamme, dans une roborative polyphonie. Voici trois profils
qui l'attestent. Le dessinateur Gièfem. Son ami Jean-Michel
Schmitt. Et Bernard Beck. Le premier dirige la chorale Ste-Cécile
de Sentheim. Le style offices du dimanche, un concert tous les
deux ans, une revue de cabaret l'année d'après.
Jean-Michel Schmitt est, lui, à la tête du Chœur
des garçons de Mulhouse. Plus de cinquante jeunes, recrutés
dans la mouvance de l'école Jean XXIII et qui se souviendront
longtemps de leur voyage en Chine l'an dernier. Quant à
Bernard Beck, qui a lontemps animé la Saltarelle, il
dirige le Chœur de Haute-Alsace et a créé l'ensemble
Vocaléidos pour aller plus loin dans sa quête de
l'excellence, à la tête de 25 choristes confirmés.
Une galaxie de personnalités
Trois profils au cœur d'une galaxie de personnalités
fortes, souvent charismatiques. Avec comme têtes de file
Arlette Steyer, Jean-Luc Roth ou Catherine Boltzinger. Mais
aussi Catherine Fender, le chef qui monte. Erwin List, dont
le nom est intimement lié à l'histoire du Kleebach.
Martin Gester, Christèle Barléon et encore Marcel
Pérès. Plus la cohorte des sans-grade du chant
choral, qui ont fait de cette région une terre bénie
d'Euterpe, la muse de la musique et de la poésie lyrique.
Option basse aujourd'hui : 30 000 choristes au moins se répartissent
de Wissembourg à Saint-Louis, entre sept fédérations.
Hypothèse haute : ils sont plutôt de l'ordre de
100 000, selon ceux qui « prennent en compte tous les
petits groupes », indique Anne-Marie Jean, la présidente
du CAPA, le Centre d'art polyphonique d'Alsace. Elle-même
aurait tendance à bloquer le curseur sur 40 000. L'Alsace,
donc, chante. Sur tous les modes, du plus petit village aux
grandes cités. Et sur tous les tons : du chant soliste
au chant choral, des airs populaires aux musiques savantes.
« Pour moi, dit Denis Haberkorn, directeur du CAPA depuis
six mois, l'engouement qui s'est cristallisé en 2004
autour du film''Les choristes'' traduit cette envie de chanter,
qui s'est développée depuis quinze ans, bien plus
qu'il ne la révèle ».
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Denis Haberkorn, directeur du
CAPA.
(Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos)
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Du rap au gospel
Denis Haberkorn : un profil à l'image de la diversité
ambiante. Ancien pianiste de jazz, contrebassiste d'orchestre
symphonique, chef de chœur et membre du sextuor vocal «
Maybe Five ». Car au cours de cette période récente,
le chant s'est ouvert à de nouvelles inspirations.
On est sorti du strict répertoire classique pour se
laisser gagner par d'autres musiques, qui vont du rap au jazz
et au gospel en passant par toutes les formes du rock ou de
la chanson. Si bien qu'aujourd'hui la discipline — quel vilain
mot ! — balaye en Alsace un spectre exceptionnellement étendu,
qu'un amateur résume ainsi : « Quel que soit
l'âge ou le niveau, tout le monde a accès au
chant et peut y trouver son compte ». Ce dont les Alsaciens
ne se privent pas.
Une
nouvelle génération
En même temps que les nouvelles tendances cohabitent
désormais avec le répertoire traditionnel, une
autre évolution fait émerger une génération
de chanteurs préférant s'engager sur un projet,
par exemple autour d'un chef ou d'un objectif, plutôt
que de se lier à une institution ou à une structure.
Un zapping dont l'effet induit est une plus grande difficulté
à fidéliser sur la durée, dans un contexte
où la moyenne d'âge est plutôt élevée
(autour de 50 ans voire plus). Ce qui n'empêche pas
des ensembles même trentenaires de dégager, souligne
Denis Haberkorn, un dynamisme étonnant.
Lucien Naegelen
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© L'Alsace - 6.3.2005
Le Kleebach : un projet de développement
Le Kleebach dans la vallée de Munster a été
acquis par l'Arefac (fédérations du chant choral)
en 1974. Trente ans après, la maison de la musique et
de la voix se remet d'une crise financière (un déficit
de 100 000 euros) qui a ébranlé l'institution.
Quel avenir pour ce lieu mythique, que bien des régions
envient à l'Alsace ?
«
Au milieu du gué »
« L'activité d'accueil et d'hébergement
de l'association, répond Anne-Marie Jean, présidente
de l'Arefac-CAPA, est sortie de la zone de turbulence. La
gestion a été rationalisée, les contrats
de sous-traitance renégociés, les frais fixes
réduits, l'activité est en l'état rentable.
Mais nous ne sommes encore qu'au milieu du gué ».
Un projet de développement doit permettre de «
viser de nouvelles cibles en cohérence avec nos activités
actuelles », précise-t-elle. « Nous devons
maintenant affiner le plan marketing, le projet architectural
et le business plan pour boucler les financements et lancer
les travaux ». Objectif : poursuivre les formations
et l'accueil des chorales et ensembles musicaux, mais aussi
s'ouvrir à d'autres groupes. Un accord de principe
a été trouvé auprès des partenaires
publics. Quant au CAPA, il est en quête de nouveaux
locaux en Centre Alsace « pour favoriser son rayonnement
sur toute l'Alsace ». Recherche 150 m² entre Colmar
et Sélestat, faire offre au numéro de téléphone
suivant 03.89.77.91.82...
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© Dernières
Nouvelles d'Alsace - 22.2.2005 - Munster
Culture yddish au Kleebach
Ce vendredi
soir, la chanteuse Astrid Ruff a donné une démonstration
pleine de vie de la culture yddish. Les stagiaires du CAPA et
le public ont pu vivre un concert exceptionnel dans une ambiance
de fête.
« L'ivresse de l'amour, l'ivresse tout court »,
ou comment la voix incroyable d'Astrid Ruff, accompagnée
par l'accordéon d'Yves Weyh, stimule les sentiments du
public. La chanteuse des « Mamas and Papas », danseuse
et comédienne, est une femme enthousiaste et pleine de
vie.
Son amour de la culture yddish, elle l'a transmis pendant quatre
demi-journées à ses quatorze stagiaires du Kleebach.
« J'ai eu plaisir à travailler avec des gens soucieux
de la culture juive, dans le sens le plus ample du terme, pas
seulement musical. Cette culture n'est pas uniquement religieuse,
elle les a intéressés malgré les obstacles
linguistiques », explique Astrid Ruff. Pour les remercier
et animer un peu plus encore le stage qui prenait fin le lendemain,
elle a installé son réperto! ire sous les combles
de la maison où l'on a failli manquer de chaises pour
accueillir le public.
Parmi eux, Chantal de Schiltigheim, plus habituée aux
chorales alsaciennes, qui a souhaité participer après
avoir vu d'Astrid en concert à Biesheim, « J'avais
vraiment été très émue par sa prestation,
j'ai retrouvé ces sensations au cours de ce stage. De
plus, la proximité entre langues yddish et alsacienne
m'a beaucoup aidé. C'est une manière de ne pas
oublier les juifs qui habitaient en Alsace dont on doit se souvenir
».
Tout à fait d'accord avec elle, Nicole de Rouffach est
une linguiste qui était pourtant tout à fait étrangère
au chant et qui s'est laissée emporter par la personnalité
très attachante d'Astrid Ruff, l'engageant même
à poursuivre les prochains stages pour développer
sa connaissance culturelle du yddish. Le concert a oscillé
entre grâce gestuelle, poésie vocale et festivités
pour se terminer par un pot de l'amitié.
J.H.
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© Dernières
Nouvelles d'Alsace - 13.2.2005 - Ribeauvillé - Kaysersberg
Travailler sa voix...
La troupe
de théâtre «Sac à Puces» d'Aubure
perfectionne sa voix pendant l'hiver. Profitant des offres du
centre polyphonique d'Alsace (CAPA), les acteurs reçoivent
tous les quinze jours, Dominique Tortiello, chanteur lyrique,
qui leur fait travailler la voix parlée.
«Nous souhaitions perfectionner notre travail théâtral
par un des aspects essentiels souvent laissé de côté
par les comédiens amateurs : la voix», explique
Marie-Paule Gay, metteur en scène. «Lors de notre
dernier spectacle, Arpège pour amours contrariés,
les comédiens du groupe ont dû changer de registre
de voix avec plus ou moins de difficulté. L'idée
est venue de travailler la voix et de mieux connaître
notre organe pour mieux l'apprivoiser et le transformer au fil
des rôles futurs».
Avec Dominique Tortiello, les comédiens découvrent
au fil des rencontres des possibilités qu'ils ne connaissaient
pas. Respirer différemment, projeter sa voix par le haut,
travailler l'ouverture du palais, «tout un t! ravail qui
demande de la concentration», commente le chanteur. Dominique
Tortiello part des textes du spectacle et, au fil des mots,
les voix se transforment, se placent. Chacun se découvre
des possibilités vocales ignorées. «Nous
nous prenons au jeu et nous souhaitons également aborder
la voix chantée» ajoutent Michel Hug et Claude
Marchal. Le chant sera donc aussi au programme, car dans le
prochain spectacle du Sac à Puces, celui-ci aura une
place intéressante.
En attendant, de rejouer «Arpège pour amours contrariées»
fin avril à Bergheim, dans l'ancienne synagogue, la troupe
prépare parallèlement une nouvelle pièce
pour fin octobre, dans une ambiance cabaret. |
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© Dernières
Nouvelles d'Alsace - 4.1.2005
Lumière et paix
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Le concert de la Saint-Sylvestre au Kleebach.(Photo DNA/Julien Kauffmann.
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Vendredi soir, au Kleebach, « En Musique l'An Neuf 2005
» était placé sous le signe de la Lumière
et de la Paix pour les stagiaires du chef israélien
Avner Itaï et de Jean Sturm.
Les voici prêts après trois jours de répétitions
assidues, tous les stagiaires de l'incontournable concert
de la Saint-Sylvestre du Kleebach. Jamais ce lieu aussi enclin
au calme n'avait été si paisible, comme s'en
est étonné Denis Haberkorn: « C'était
un objectif atteint avec la participation de Avner, et quel
plaisir pour moi qui séjournait également ici
que d'évoluer parmi un tel univers de paix ».
Les participants très volontaires ont effectué
un travail intense pour que le concert soit réglé
à temps, ils y ont mis leur cœur, « à
la folie ». Quelle belle preuve d'amour pour le chant
choral ! Et même si Avner Itaï est un chef qui
en demande beaucoup, ils l'en remercient tous énormément.
Né en 1934, il a vécu avec les intifadas, la
raréfication des relations israélo-arabes, les
menaces kamikazes et, aujourd'hui, il reste profondément
humaniste. La culture juive est internationalement présente,
et, alors qu'Israël subit les horreurs de la guerre,
Avner Itaï change les s! aignements de son cœur en inspiration
pour la Paix. Pas de discours, il laisse s'exprimer la musique
de Chœur, « Shalom alekhem », bienvenue les Anges
de la Paix, ainsi commence le concert pour lequel le public
et les personnalités de la vie culturelle de la vallée
avaient répondu présents. Les chants juifs de
Hanuka, la Fête des Lumières équivalente
de Noël, sont interprétés avec grande conviction
par les stagiaires appliqués; chansons d'enfants «
Ner Li, Ner Li », la bougie de Hanuka, ou « Banu
hocheh legarech », nous sommes venus pour chasser l'obscurité
chacun avec sa petite étincelle. La Lumière
rassurante guide vers la Paix. Puis, sous l'oeil approbateur
du chef assis parmi le public, les groupes de musique de chambre
chantent Mozart. Une partie très personnelle et intime
avant que Jean Sturm ne reprenne la direction des choristes
pour une séquence de musique française sur la
thématique du temps qui s'écoule comme sous
le « Pont Mirabeau » issu du poème de Guillaume
! Apollinaire.
Entrelacé dans d'autres chansons juives, le public
aura eu l'occasion d'entendre l'appel de Mendelssohn «
Hör' mein Bitten », composition de musique sacrée
originellement conçue pour un public anglais et terminée
peu avant le décès du compositeur minutieux.
Pour terminer le concert mais aussi le stage qui a du leur
paraître trop court, les élèves de M.
Itaï ont interprété le très célèbre
et joyeux « Hava Naghila » avant de se dire «
lehitraot, au revoir ».
Jeen Heine
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